Les plaisirs font les liaisons ; l'ambition lie les intrigues ; les goûts et l'intérêt forment les sociétés ; la vertu seule resserre les noeuds de l'amitié.

À lire aussi de Guillaume Charles Antoine Pigault de l Espinoy dit Pigault Lebrun

Bien des gens craignent la mort, parce qu'ils craignent la douleur : ils ne devraient craindre que d'être malades.
La mémoire fait quelquefois à l'esprit le tour que certains chimistes ont joué à des gens simples. Ceux-ci ont cru avoir fait l'or que les autres avaient glissé dans le creuset.
Si tous les sots se condamnaient au silence, il y aurait moins de ce qu'on appelle esprit dans la société. Qui en tiendrait lieu ? Le bon sens. La société y perdrait-elle ?
L'apparence de la vertu est partout; la chose est rare et, dans le tourbillon où vous êtes lancée, il faut savoir fermer les yeux sur bien des choses.
On ne hait pas celui qu'on méprise. On hait l'homme dont les qualités balancent celles qu'on croit avoir, et dont les prétentions sont en opposition avec celles qu'on a.
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Dans la même œuvre

Ceux qui disent toujours du bien des femmes, ne les connaissent pas assez. Ceux qui en disent toujours du mal, ne les connaissent pas du tout.
L'abus de la politesse a substitué le mensonge à la vérité. L'abus des sciences a substitué la bagatelle à la profondeur ; celui des arts utiles a substitué le luxe au bien-être.
Dire : Un tel est mon ami, et dire vrai, c'est faire à la fois son éloge et celui de son ami. C'est comme si on disait : Un tel et moi sommes vertueux.
Un ami dans la prospérité est un préservatif contre l'ivresse. Dans le malheur, c'est une colonne qui soutient le fardeau qui nous accablerait seuls.
Un ami est un bien que le sort ne nous montre quelquefois que pour nous porter le coup le plus sensible ; mais pour qui sait penser, la perte d'un ami dispose à la mort, et en adoucit l'image.