La politesse a remplacé la cordialité, lorsqu'on a substitué l'apparence aux vertus.
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Ceux qui disent toujours du bien des femmes, ne les connaissent pas assez. Ceux qui en disent toujours du mal, ne les connaissent pas du tout.
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À lire aussi de Guillaume Charles Antoine Pigault de l Espinoy dit Pigault Lebrun
Un trait d'esprit est un météore qui plaît dans l'obscurité. Les éclairs multipliés fatiguent la vue, et on se lasse de trop d'esprit, comme de tout ce qui est affecté.
La langue est un étranger auquel il faut que le coeur serve toujours de guide.
L'expérience de la vie ne se communique pas. On a dit avec raison : L'expérience des pères est perdue pour les enfants.
Nous jugeons assez sainement la conduite des autres, et nous ne savons pas nous conduire. Nous leur reprochons amèrement des fautes que nous commettons tous les jours. Nous attribuons leurs revers à leur imprudence, et les nôtres à l'infortune.
Dans la même œuvre
L'abus de la politesse a substitué le mensonge à la vérité. L'abus des sciences a substitué la bagatelle à la profondeur ; celui des arts utiles a substitué le luxe au bien-être.
Les plaisirs font les liaisons ; l'ambition lie les intrigues ; les goûts et l'intérêt forment les sociétés ; la vertu seule resserre les noeuds de l'amitié.
Dire : Un tel est mon ami, et dire vrai, c'est faire à la fois son éloge et celui de son ami. C'est comme si on disait : Un tel et moi sommes vertueux.
Un ami dans la prospérité est un préservatif contre l'ivresse. Dans le malheur, c'est une colonne qui soutient le fardeau qui nous accablerait seuls.
Un ami est un bien que le sort ne nous montre quelquefois que pour nous porter le coup le plus sensible ; mais pour qui sait penser, la perte d'un ami dispose à la mort, et en adoucit l'image.