Les personnes morales ont leurs avatars, comme les divinités anciennes prenaient diverses formes et, au fil du temps, s'agrégeaient d'autres dieux.

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Mais les entreprises ne meurent pas comme les hommes. Ce sont des corps mystiques qui ne périssent jamais
Il n'a pas voulu voir la vérité en face. Mais, à présent, la voici qui vient à lui, tout près, horrible, inévitable. Et elle lui crache au visage le secret douloureux de ses compromis.
On n'ose rien dire. Un être trop poli, trop timide, tout au fond de nous, répond à notre place ; il dit le contraire de ce qu'il faudrait dire.
Le dénigrement de soi, lorsqu'il paraît franc et brutal, est une façon de faire mal. Il faut être capable de se blesser soi avec beaucoup de cruauté, en usant des arguments les plus justes, si l'on veut vraiment blesser l'autre. Car, au fond, les hommes ont tous mal aux mêmes endroits, ils souffrent des mêmes blessures.
On répète à longueur d'années, dans tous les amphithéâtres possibles, qu'une allure de légalité constitue un premier remède contre l'arbitraire, un peu comme la perruque est un remède contre la calvitie.
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Les plus grandes catastrophes s'annoncent souvent à petits pas.
Une entreprise est une personne dont le sang monte à la tête. On appelle cela une personne morale. Leur vie dure bien au-delà des nôtres.
Quand tu discutes avec un adversaire, essaie de te glisser dans sa peau.
Le monde cède au bluff. Même le monde le plus sérieux, le plus rigide, même le vieil ordre, s'il ne cède jamais à l'exigence de justice, s'il ne plie jamais devant le peuple qui s'insurge, plie devant le bluff.
On ne tombe jamais deux fois dans le même abîme. Mais on tombe toujours de la même manière, dans un mélange de ridicule et d'effroi. Et on voudrait tant ne plus tomber qu'on s'arc-boute, on hurle.