Les lois, les siècles et les peuples se survivent par leurs oeuvres; les merveilles seules des arts brillent de leur ancienne immortalité sur le tombeau des âges.

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

L'amour, comme les hommes, meurt plus souvent de l'excès que du manque d'aliment. Il se nourrit de lui-même, mais il ressemble à ces plantes des Alpes qui vivent en absorbant l'humidité des nuages, et qui meurent lorsqu'on les arrose.
De toutes les vérités, la dernière qu'on reconnaisse, c'est qu'il y a des hommes qu'on ne peut convertir à aucune.
Notre activité sans but, nos mouvements dans l'espace, doivent paraître à des êtres supérieurs, comme ces étreintes des mourants qui saisissent leur couverture.
Les passions sont des licences poétiques que prend la liberté morale.
Les petites douleurs nous mettent hors de nous, les grandes nous rendent à nous-mêmes. Une cloche fêlée ne produit qu'un son sourd; fendez-la, elle rendra de nouveau un son éclatant.
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Dans la même œuvre

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.