Par instants, elle était feuillages qu'une brise inattendue convulse pendant quelques instants.
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Les limites de son rôle dérivent de la nature de ses vertus. Et ces vertus, c’est encore aux lectures d’enfance que je vais aller demander en quoi elles consistent. Ce livre que vous m’avez vu tout à l’heure lire au coin du feu dans la salle à manger, dans ma chambre au fond du fauteuil revêtu d’un appuie-tête au crochet, et pendant les belles heures de l’après-midi, sous les noisetiers et les aubépines du parc, où tous les souffles des champs infinis venaient de si loin jouer silencieusement auprès de moi, tendant sans mot dire à mes narines distraites l’odeur des trèfles et des sainfoins sur lesquels mes yeux fatigués se levaient parfois, ce livre, comme vos yeux en se penchant vers lui ne pourraient déchiffrer son titre à vingt ans de distance, ma mémoire, dont la vue est plus appropriée à ce genre de perceptions, va vous dire quel il était « le Capitaine Fracasse », de Théophile Gautier. J’en aimais par-dessus tout deux ou trois phrases qui m’apparaissaient comme les plus originales et les plus belles de l’ouvrage.
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À lire aussi de Marcel Proust
Tu triomphes, Van Dyck, prince des gestes calmes, - Dans tous les êtres beaux qui vont bientôt mourir. - Dans toute belle main qui sait encore s'ouvrir, - Sans t'en douter - qu'importe? - elle te tend les palmes!
Les chagrins sont des serviteurs obscurs, détestés, contre lesquels on lutte, sous l'empire de qui on tombe de plus en plus, des serviteurs atroces, impossibles à remplacer et qui par des voies souterraines nous mènent à la vérité et à la mort.
Jean fut confondu de cette bonté et qu'un homme de cette importance se fût, toutes affaires cessantes, dérangé ainsi pour lui.
On peut tout ce qui dépend de notre volonté.
Dans la même œuvre
Il semble que le goût des livres croisse avec l'intelligence, un peu au-dessous d'elle, mais sur la même tige, comme toute passion s'accompagne d'une prédilection pour ce qui entoure son objet, a du rapport avec lui, dans l'absence lui en parle encore.
La lecture est au seuil de la vie spirituelle; elle peut nous y introduire: elle ne la constitue pas.
Tant que la lecture est pour nous l'initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n'aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire.
De ce que les hommes médiocres sont souvent travailleurs et les intelligents souvent paresseux, on en peut pas conclure que le travail n'est pas pour l'esprit une meilleure discipline que la paresse.
... la lecture est une amitié.