J'aime pas l'hiver qui se balade sous les vêtements et qui te crevasse les mains, j'aime pas le printemps qui te baratine en te promettant monts et merveilles, j'aime pas l'été qui déverse des nuées de bestioles et qui brûle les promesses, et j'aime pas non plus l'automne qui repeint le décor avec des belles couleurs pour le supprimer après. J'aime pas les saisons d'ici.
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Les élèves m'attendent. Je leur parle des gymnospermes, des moins évoluées aux plus évoluées, des spores qui préparent le terrain pour les graines des angiospermes. Faire comprendre que l'évolution est une succession de hasards, que la nature n'a rien à faire de la nécessité, que rien n'est nécessaire. La nature ne fait que s'accommoder, sans jamais rien décider.
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C'est toujours ce qui se passe avec les mots nouveaux, il faut les apprivoiser avant de s'en servir, faut les faire grandir, comme on sème une graine et faut bien s'en occuper encore après, pas les abandonner au bord d'un chemin en se disant qu'ils se débrouilleront tout seuls, si on veut récolter ce qu'ils ont en germe.
Le problème avec les choses qui vous font du bien, c’est que vous avez envie de les refaire, même et surtout quand vous savez plus être en mesure de les refaire.
Il faut dire que les enfants ça n'a pas de pitié en eux, ils appuient sur la tête des plus faibles pour ne pas se deviner.
Il n’existe pas de beauté sur le Plateau, au sens où il entend ce mot. Pas d’émotion palpable, rien que le froid déroulement du temps.
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Ce qu'il sera toujours aux yeux de sa mère : innocent. Quoi qu'il fasse. Il demeurera innocent. Ce que les mères ne peuvent envisager autrement. Ce lien. Au-delà de tout.
L’adolescence sonne le glas de l’enfance. La difficulté, c’est de refuser les schémas promis, tout en sachant qu’on n’y échappera pas. Cet aveu d’impuissance-là, cette défaite-là, cette lucidité-là. Alors à quoi bon passer à l’âge adulte et constater son échec ?