Ce qu'il sera toujours aux yeux de sa mère : innocent. Quoi qu'il fasse. Il demeurera innocent. Ce que les mères ne peuvent envisager autrement. Ce lien. Au-delà de tout.

À lire aussi de Franck Bouysse

Dans les fermes, on en prenait soin, des chiens, même s'il s'agissait des seuls animaux pas véritablement productifs, fidèles commis pourtant, à qui l'on confiait bien souvent les tourments et les secrets de l'âme, qui semblaient avoir été conçus pour cela également, et peut-être surtout, en échange d'un peu de soupe et parfois de caresses.
Il prit alors conscience qu'il y avait bien pire que détester quelqu'un pour ce qu'il avait fait : le détester pour ce qu'il n'avait pas fait.
Les hommes appartiennent à ce royaume et pas l'inverse. Ils ont pas la main ici, ils sont comme des épouvantails éventrés qui font plus peur à personne. C'est ça la vérité.
La morale et toutes ces conneries qu'on nous apprend à l'église, ça a jamais rendu les gens moins malheureux.
Une mère, c'est fabriqué pour s'inquiéter, y a rien à faire contre.
Toutes les citations de Franck Bouysse →

Dans la même œuvre

Les élèves m'attendent. Je leur parle des gymnospermes, des moins évoluées aux plus évoluées, des spores qui préparent le terrain pour les graines des angiospermes. Faire comprendre que l'évolution est une succession de hasards, que la nature n'a rien à faire de la nécessité, que rien n'est nécessaire. La nature ne fait que s'accommoder, sans jamais rien décider.
L’adolescence sonne le glas de l’enfance. La difficulté, c’est de refuser les schémas promis, tout en sachant qu’on n’y échappera pas. Cet aveu d’impuissance-là, cette défaite-là, cette lucidité-là. Alors à quoi bon passer à l’âge adulte et constater son échec ?