Les imaginations puissantes sont les plus malheureuses, parce qu'elles ont la faculté de revoir, sans avoir le don de ranimer.

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Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière, - Mes yeux verraient partout le vide et les déserts : - Je ne désire rien de tout ce qu'il éclaire ; - Je ne demande rien à l'immense univers. - Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère, - Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux, - Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre, - Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux !
C'est après la victoire, un peuple qui se venge, - Le siècle en a menti ; jamais homme ne change : - Toujours ou victime ou bourreau.
Pourquoi pour la justice ai-je aimé de souffrir?
Un grand peuple sans âme est une vaste foule!
Que le tour du soleil ou commence ou s'achève, - D'un oeil indifférent je le suis dans son cours ; - En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève, - Qu'importe le soleil ? je n'attends rien des jours.
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