Les idées d'un homme qui n'a plus de bretelles ni de bottes ne sont plus celles d'un homme qui porte ces deux tyrans de notre esprit. Remarquez que ceci n'est un axiome que dans la vie conjugale. En morale, c'est ce que nous appelons un théorème relatif.

À lire aussi de Honoré de Balzac

Les gens timides sont ombrageux, les propositions brusques les effrayent. Ils se sauvent devant le bonheur s'il arrive à grand bruit, et se donnent au malheur s'il se présente avec modestie, accompagné d'ombres douces.
Les âmes qui vivent beaucoup et vite ne souffrent pas moins que celles qui se consument dans une seule affection.
Elle lui offrit un coeur flétri qu'il accepta : les gens qui aiment ne doutent de rien, ou doutent de tout.
La base des sociétés humaines sera toujours la famille. Là commence l'action du pouvoir et de la loi, là du moins doit s'apprendre l'obéissance.
Il ne faut toucher à son ennemi que pour lui abattre la tête.
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Dans la même œuvre

L'homme qui aime bien peut commettre des crimes, il est toujours blanc comme neige aux yeux de celle qui l'aime.
Pour une femme qui n'est ni hollandaise, ni anglaise, ni belge, ni d'aucun pays marécageux, l'amour est un prétexte à la souffrance, un emploi des forces surabondantes de son imagination et de ses nerfs.
Pour être heureux en ménage, il faut être ou homme de génie marié à une femme tendre et spirituelle, ou se trouver, par l'effet d'un hasard qui n'est pas aussi commun qu'on pourrait le penser, tous les deux excessivement bêtes.
Aucun homme n'a pu découvrir le moyen de donner un conseil d'ami à aucune femme, pas même à la sienne.
La femme vit par le sentiment, là où l'homme vit par l'action.