Les hommes sont bizarres. Ils commettent le pire sans trop se poser de questions, mais ensuite, ils ne peuvent plus vivre avec le souvenir de ce qu'ils ont fait.

À lire aussi de Philippe Claudel

Ca ne tient pas à grand chose le bonheur. Parfois ça tient à un fil, parfois à un bras. La guerre, c'est le monde cul par dessus tête : elle parvient faire d'un amputé le plus heureux des hommes.
La mort n'est jamais difficile. Elle ne réclame ni héros ni esclave. Elle mange ce qu'on lui donne.
Pour essayer de comprendre les hommes, il faut creuser jusqu'aux racines. Et il ne suffit pas de pousser le temps d'un coup d'épaule pour lui donner des airs avantageux : il faut le creuser dans ses fissures et lui faire rendre le pus.
Etre innocent au milieu des coupables, c'était en somme la même chose que d'être coupable au milieu des innocents.
Etre seul, c'est la condition de l'homme, quoi qu'il advienne.
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Dans la même œuvre

Je me souviens d'avoir pensé que les yeux n'ont pas d'âge, et que l'on meurt avec ses yeux d'enfant, toujours, ses yeux qui un jour se sont ouverts sur le monde et ne l'ont plus lâché.
L'homme est un animal qui toujours recommence.
N'oublie pas que c'est l'ignorance qui triomphe toujours, Brodeck, pas le savoir.
La vérité, ça peut couper les mains et laisser des entailles à ne plus vouloir vivre avec, et la plupart d'entre nous, ce qu'on veut, c'est vivre. Le moins douloureusement possible. C'est humain.
Lorsque l'amour frappe à la porte, il ne reste que la porte, et que tout le reste disparaît.