Les hommes meurent pour conserver une certaine beauté de la vie. Une certaine beauté naturelle...

À lire aussi de Romain Gary

Entre Freud et Marx, on passe son temps à faire connaissance avec son «je...».
J'ai tout essayé pour me soustraire, mais personne n'y est arrivé, on est tous des additionnés.
C'est toujours bon d'avoir quelque chose qu'on peut imaginer. Il est vrai que des fois ça monte trop haut et après on se casse la gueule. Moi j'ai souvent remarqué qu'il y a quelque chose avec la réalité qui n'est pas encore au point.
Quant au nationalisme, il y a longtemps que ça devrait plus exister que pour les matches de football.
Toujours la technologie. La technologie était le trou du cul de la science.
Toutes les citations de Romain Gary →

Dans la même œuvre

Moi je veux bien admettre que nous sommes peut-être des survivants d'une époque révolue, et que le poids des réalités ignobles nous fera bientôt disparaître de la planète, un peu comme les éléphants, tenez.
Les gens se sentent tellement seuls et abandonnés, qu'ils ont besoin de quelque chose de costaud, qui puisse vraiment tenir le coup. Les chiens, c'est dépassé, les hommes ont besoin des éléphants.
Le règlement de comptes entre les hommes frustrés par une existence de plus en plus asservie, soumise, et la dernière, la plus grande image de liberté vivante qui existât encore sur terre, continuait à se jouer quotidiennement dans la forêt africaine.
Ils ne pouvaient donc imaginer à quel point la défense d'une marge humaine assez grande et généreuse pour contenir même les géants pachydermes pouvait être la seule cause digne d'une civilisation.
Ils sont tellement habitués à renifler leur petite ordure que lorsque quelqu'un a besoin de respirer un bon coup, de se tourner enfin vers un objet vraiment important, grand, qu'il faut sauver à tout prix, ça les dépasse.