On ne peut bien vaincre que ce que l'on déteste.
❧
Les femmes gouvernent le monde. Rien de nouveau même si de temps en temps on le fait savoir.
◆
À lire aussi de Jean-Jules Richard
A peine couché, des voix le troublent. — Attends qu'il s'endorme. La voix: déité. Surtout lorsqu'on ne voit pas les lèvres. Parfois les lèvres prostituent les paroles.
C'est la rançon d'un homme riche que d'avoir un fils qui coûte cher.
On commence à haïr. On hait l'obscurité. On hait les bouffées de puanteur venues des charognes et des rêves. On hait son propre instinct de prendre abri. On hait ses propres réflexes. On hait ceux qui marchent à côté, en avant, en arrière. On hait ceux qui commandent. On se hait soi-même
Tout homme a besoin de s'attacher à une bouée spirituelle ou superstitieuse, tourmenté qu'il est par le mystère de l'inconnu, notamment celui du secret de la mort
Dans la même œuvre
Un cheval dompté n'a pas la vie belle. Une femme non plus.
Pas de présent parce que ce que je viens de dire est déjà dans le passé et ce que je vais dire est dans l'avenir. Plusieurs fiers-pets ont essayé d'expliquer ça pour se faire remarquer
A propos de l'univers toutes les idées se valent. Elles sont toutes fausses. Même la science est un tissu de mensonges et d'illusions. Lui dire ce que j'en pense? Non.
Elle refuse grossièrement d'engraisser. J'ai beau lui dire que sans la graisse les phoques, les otaries et les autres animaux du pôle nord mourraient gelés. Une femme potelée en vaut deux. Cette femme flotte en quelque sorte sa vie sans péril. Elle ne coule pas comme une épave gorgée d'eau.