Les doutes détruisent. Les certitudes élèvent.

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Apprendre à étouffer ses doutes, les jeter, s'en débarrasser. Le poids des morts est un fardeau. Les doutes détruisent. Les certitudes élèvent. Les ambitions, la volonté, la force et le courage font la grandeur. Le doute est une mort lente, un épuisement de la race. Il y aura une victoire ou une chute.
Aimer, ce n'est pas seulement quand on s'est perdus. C'est aussi se retrouver.
La dernière chose que nous possédons, c'est notre histoire.
Les ambitions, la volonté, la force et le courage font la grandeur.
Le Qaddish est une géographie du deuil, une traduction de la peine qui dépasse toute les peines.Cette prière comble le gouffre entre ce qui était et ce qui n'est plus, le proche devenu lointain.C'est ce fossé insupportable que le Kaddish répare en sept mots, vingt-huit lettres, ni plus ni moins.
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Dans la même œuvre

La beauté a sa propre poésie. Elle fait du bien à ceux qui savent la voir.
Pour survivre, il faut s’oublier. Oublier l’épuisement. Oublier les blessures. Oublier ce creux au bide. Oublier ses besoins et les odeurs d’urine et de merde qui collent à la peau parce qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se chier dessus, sans perdre la cadence.
Pour survivre, il faut s’oublier.
Te souviens-tu de nos promenades en Thuringe, à Ettersberg, quand nous nous rendions sous le même chêne que Goethe, celui sous lequel la légende veut qu'il s'installât pour méditer ? Nous nous y étions assis tous les deux en tailleur, adossés à son tronc, et nous fermions les yeux pour sentir l'« âme du maître ». La seule chose que tu avais sentie, c'était le picotement de la fourmilière sur laquelle nous nous étions assis. Tu t'étais levée d'un bond. Tu avais douze ans, je crois. Et nous avions bien ri.
C'est sans doute le propre des grandes civilisations que d'atteindre des sommets dans l'art de faire du mal.