Les écoles sont des usines de sottise et d'esprit perverti.

À lire aussi de Thomas Bernhard

Toujours vouloir tout changer, c'est un besoin insatiable, un plaisir infâme, et cela mène aux plus pénibles déchirements.
Il nous faut être seul et abandonné de tous, si nous voulons aborder un travail de l'esprit !
La plupart de nos professeurs sont des créatures minables, qui semblent s'être donné pour tâche de barricader la vie de leurs élèves et de la transformer, finalement et définitivement, en une épouvantable déprime.
A chaque livre, nous découvrons avec horreur un homme imprimé à mort par les imprimeurs, édité à mort par les éditeurs, lu à mort par les lecteurs.
Plus les gens deviennent cultivés, plus leur bavardage devient insupportable.
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Dans la même œuvre

Plus les gens deviennent cultivés, plus leur bavardage devient insupportable.
Les grands-pères sont les maîtres, les véritables philosophes de tout être humain, ils ouvrent toujours en grand le rideau que les autres ferment continuellement.
Les grands-pères placent la tête de leur petit-fils là où il y a au moins quelque chose d'intéressant à voir, bien que ce ne soit pas toujours quelque chose d'élémentaire, et, par cette attention continuelle à l'essentiel qui leur est propre, ils nous affranchissent de la médiocrité désespérante dans laquelle, sans les grands-pères, indubitablement nous mourrions bientôt d'asphyxie.
Et si toute la vie nous recevions sans interruption les réponses à des questions et si nous avions finalement trouvé les réponses de toutes les questions, en fin de compte, nous n'aurions quand même pas beaucoup avancé.