Ce n'est pas de mourir qui est triste... c'est de vivre quand on n'est pas heureux...
❧
Les Chinois sont des jardiniers incomparables, bien supérieurs à nos grossiers horticulteurs qui ne pensent qu'à détruire la beauté des plantes par d'irrespectueuses pratiques et de criminelles hybridations.
◆
À lire aussi de Octave Mirbeau
Je ne lui demandais pourtant que peu de choses, je ne lui demandais, à ce chien, que de devenir un homme. C'était si facile, il me semble. Il s'y refusa obstinément.
Les affaires sont des échanges... on échange de l'argent... de la terre... des titres... des mandats électoraux... de l'intelligence... de la situation sociale... des places... de l'amour... du génie... ce qu'on a contre ce qu'on n'a pas...
Tout le monde a de l'argent... mais personne n'en donne...
D'être domestique, on a ça dans le sang...
Dans la même œuvre
Son visage n'était qu'un amas de bourrelets de graisse.
Les faisans, qui continuaient de passer, rouges, jaunes, bleus, verts, au-dessus du cirque blanc, brodaient d'éclatantes soies, de décors sveltes et changeants, le lumineux plafond du ciel.
Prendre quelque chose à quelqu'un, et le garder pour soi, ça c'est du vol... Prendre quelque chose à quelqu'un et le repasser à un autre, en échange d'autant d'argent que l'on peut, ça, c'est du commerce...
Ce n'est pas de mourir qui est triste... c'est de vivre quand on n'est pas heureux...
Tous, en quelque partie de leur individu, ils portent, visibles, les stigmates de cette fatalité physiologique qu'est le meurtre... Ce n'est point une aberration de mon esprit mais je ne puis faire un pas sans coudoyer le meurtre, sans le voir flamber sous les paupières, sans en sentir le mystérieux contact aux mains qui se tendent vers moi...