En 1967, je prends ma famille sous le bras et je pars à Hollywood. J'ai rencontré des musiciens chaleureux qui ont tout fait pour moi, surtout Henry Mancini, qui m'a trouvé des films. Ils m'ont dit : « On veut que tu fasses partie de notre groupe. » C'est pas en France qu'on ferait ça, où on se cache de peur d'être volé par un collègue.
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Les chansons que j'entends à la radio, j'essaie de les rejouer, maladroitement. D'abord à un doigt, puis à une main et enfin à deux; d'abord la mélodie puis les harmonies. Est-ce en décomposant que je suis devenu compositeur ?
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Il faut créer en se laissant porter de façon un peu naïve, sans trop se poser de questions d'adulte.
J'aime jouer, diriger, chanter, écrire, et ce dans tous les styles. Cette diversité me préserve de l'uniformité.
Je travaille mon piano tous les jours. Je ne peux pas m'endormir sans l'avoir travaillé. Alors comme ça, je suis dans une forme physique pianistique incroyable. J'ai jamais joué aussi bien que maintenant
Je suis un être heureux et léger de nature, mais dans tout ce que je fais la mort se présente toujours
Dans la même œuvre
L'écriture est quelque chose de mental. Tandis que jouer est une sensation essentiellement physique.
Si mon enfance avait une couleur, ce serait le gris.
C'est le propre d'un compositeur pour l'image : s'adapter à tous les langages cinématographiques. D'un film à l'autre, comme un comédien, je change de personnage et de costume