Les cervelles humaines sont de véritables girouettes que le vent de la fortune dirige à son gré.

À lire aussi de Goswin Joseph Augustin, baron de Stassart

Un livre de morale est comme une boutique de friperie ; l'auteur y étale souvent les pensées d'autrui, mais il a grand soin de les retourner auparavant.
Nous aimons à trouver dans nos supérieurs des faiblesses qui soient, en quelque sorte, les garants de leur indulgence pour nos propres fautes.
Pour bien apprécier les usages d'un pays, il faut que l'habitude y ait un peu façonné les verres de notre lorgnette.
Le passé s'embellit, à nos yeux, des ennuis du présent.
Dans ce siècle si positif les sentiments se traduisent presque toujours par une règle de trois.
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Dans la même œuvre

On a recours au burin pour perpétuer la mémoire du bien qu'on fait, et l'on n'a pas même un crayon pour tracer sur le vélin mobile le bien qu'on reçoit.
L'éloquence, telle qu'un fleuve majestueux, doit toute sa magnificence à la nature : mais, comme le fleuve a besoin de digues qui dirigent son cours, l'éloquence ne peut se passer des règles du goût.
On voit tant de gens chez qui l'esprit est remplacé par le ridicule, qu'en vérité l'on aurait tort de se plaindre lorsqu'il n'y a qu'absence d'esprit.
La flatterie produit quelquefois ce bien, qu'en louant les grands des vertus qu'ils n'ont pas, elle leur impose, pour ainsi dire, l'obligation de les acquérir, ou du moins d'en prendre le masque.
Nos faiblesses doivent rester cachées, non sous le voile de l'hypocrisie, mais sous celui de la pudeur.