Les bêtes sentent des choses qu’on n’est pas capable de sentir…

À lire aussi de Franck Bouysse

Et il sut que le hasard n'existait pas, que tout était une question d'adéquation, ou de décalage.
Le temps, c'est rien que de la soustraction depuis qu'on naît, comme sur le cahier de mon père, et on n'en a même pas conscience tant qu'on est qu'une enfant.
Il y avait aussi des couleurs qui disaient les saisons, des animaux, et puis des humains, qui tour à tour espéraient et désespéraient, comme des enfants battant le fer de leurs rêves, avec la même révolte enchâssée dans le coeur, les mêmes luttes à mener, qui font les victoires éphémères et les défaites éternelles.
Chacun est éprouvé, attiré et trompé par son propre désir. Puis le désir engendre le péché, et le péché la mort.
Il prit alors conscience qu'il y avait bien pire que détester quelqu'un pour ce qu'il avait fait : le détester pour ce qu'il n'avait pas fait.
Toutes les citations de Franck Bouysse →

Dans la même œuvre

J'aime pas l'hiver qui se balade sous les vêtements et qui te crevasse les mains, j'aime pas le printemps qui te baratine en te promettant monts et merveilles, j'aime pas l'été qui déverse des nuées de bestioles et qui brûle les promesses, et j'aime pas non plus l'automne qui repeint le décor avec des belles couleurs pour le supprimer après. J'aime pas les saisons d'ici.
J'aime pas les saisons d'ici. Y a jamais rien qui change durablement, rien à espérer que de dérouler une corde que d'autres ont enroulée pour nous, rien qui vaille la peine de se battre. On gagne jamais, on attend que ça se passe.
Moi, je trouve suspect de te forcer à apprendre des phrases entières de ta Bible. Enfin, je suppose que c'est pratique pour avoir une réponse à tout ce qui se présente.
On ne s’est pas dit grand-chose ce jour-là, mais je voyais plus que toi, même quand je regardais ailleurs.
Il en vient à considérer que tout homme est fait pour aller au-devant du mystère, que l’immobilité ne vaut rien, qu’elle ne sert qu’à assassiner les pulsions de vie.