Permettre l'amitié, c'est renoncer à son pouvoir, oublier sa peur, c'est reconnaitre et aimer l'égalité de l'autre.
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Le véritable solitaire ne cherche ni à plaire ni à être réconforté. Sa grande force vient de ce qu'il n'est point troublé par les agissements et les opinions du monde.
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L'amitié nous donne la chance de désherber notre jardin intérieur, ou de faire fleurir notre propre désert.
La solitude apprend à aimer. Ce n'est pas l'amour qui brise la solitude, c'est la solitude qui permet l'éclosion et la durée de l'amour. Un amour qui ne soit pas possession de l'autre ou appartenance de l'autre. Un amour qui respecte la solitude de l'autre.
J'en arrive à penser que la vie de couple est réservée aux êtres exceptionnels. L'erreur consiste à croire que ce genre de vie concerne tout le monde.
La solitude est un cadeau royal que nous repoussons parce qu'en cet état nous nous découvrons infiniment libre et que la liberté est ce à quoi nous sommes le moins prêts.
Dans la même œuvre
La solitude est un détachement qui mène à un débordement. Si elle ne fructifie pas, elle n'est qu'isolement.
Le geste naturel au sentiment amoureux est de toucher, de prendre, bientôt d'accaparer. Beaucoup s'imaginent que l'amour va mettre fin à leur solitude alors que c'est la solitude qui permet l'éclosion et la durée de l'amour.
Aimer quelqu'un, c'est honorer sa solitude et s'en émerveiller. En fait, il s'agit de choisir entre devenir un et demeurer unique. Entre l'union (amoureuse, conjugale) et la singularité (forcément solitaire).
L'amour que je ressens pour un être ne met pas fin à ma solitude mais il l'enrichit, l'enchante et la fait rayonner. L'élu, l'être aimé serait paradoxalement celui avec qui j'ai envie d'être seule.
Aimer quelqu'un, c'est honorer sa solitude et s'en émerveiller. En fait, il s'agit de choisir entre devenir un et demeurer unique.