Le véritable lieu de naissance est celui où l'on a porté pour la première fois un coup d'oeil intelligent sur soi-même: mes premières patries ont été des livres.

À lire aussi de Marguerite Yourcenar

Sébastien Théus avait su par son infirmier quelque chose des débauches dans l'étude, sans avoir accompli son devoir, qui était de dénoncer.
On entre en littérature comme on entre en religion.
Il était arrivé à ce moment de la vie, variable pour tout homme, où l'être humain s'abandonne à son démon ou à son génie, suit une loi mystérieuse qui lui ordonne de se détruire ou de se dépasser.
Je crois d'ailleurs que l'amitié, comme l'amour dont elle participe, demande presqu'autant d'art qu'une figure de danse réussie. Il y faut beaucoup d'élan et beaucoup de retenue, beaucoup d'échanges et de paroles et beaucoup de silences.
On n'est jamais tout à fait seul: par malheur, on est toujours avec soi-même.
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Dans la même œuvre

C'est avoir tort que d'avoir raison trop tôt.
Des moments libres. Toute vie bien réglée a les siens, et qui ne sait pas les provoquer ne sait pas vivre.
La mémoire de la plupart des hommes est un cimetière abandonné, où gisent sans honneurs des morts qu'ils ont cessé de chérir. Toute douleur prolongée insulte à leur oubli.
Les lois sont dangereuses quand elles retardent sur les moeurs. Elles le sont davantage lorsqu'elles se mêlent de les précéder.
Rien n'est plus lent que la véritable naissance d'un homme.