Le travail est essentiel. Seuls les amateurs attendent l'inspiration.

À lire aussi de Philip Roth

Le fait est que comprendre les autres n'est pas la règle dans la vie, c'est de se tromper sur leur compte, encore et encore, encore et toujours, avec acharnement et, après y avoir bien réfléchi, se tromper à nouveau.
Il ne put poursuivre, il s'était mis à pleurer, de façon gauche, inexperte, comme pleurent les hommes qui d'habitude se croient de taille à faire face à n'importe quoi.
Il ne cessait de se regarder vivre de l'extérieur. La lutte de sa vie, c'était d'enfouir ce drame. Mais comment faire ? De toute sa vie il n'avait jamais eu l'occasion de se demander : « Pourquoi est-ce que les choses sont ce qu'elles sont ? » Pourquoi se tourmenter lorsque les choses vont toujours à merveille. « Pourquoi les choses sont-elles ce qu'elles sont ? » C'est la question sans réponse, et, jusque-là, il avait eu le bonheur d'ignorer même que cette question se posait.
S'il est pas foutu de percer Monica Lewinsky à jour, avec Saddam Hussein, il va être un peu mal.
J'étais une biographie en mouvement, une mémoire jusqu'à la moelle des os.
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Je suis pessimiste sur l'avenir de la lecture. Je ne peux pas parler pour d'autres pays que le mien, mais aux États-Unis, la lecture sérieuse, concentrée, intelligente, est une activité qui ne cesse de reculer. Face à l'écran et à son pouvoir hypnotique, la lecture de romans est un art désormais mourant. La forme romanesque, comme vecteur d'informations sur le monde et l'expérience humaine, et comme plaisir, est devenue obsolète.
Face à l'écran et à son pouvoir hypnotique, la lecture de romans est un art désormais mourant. La forme romanesque, comme vecteur d'informations sur le monde et l'expérience humaine, et comme plaisir, est devenue obsolète. Cela ne me rend pas triste - c'est dommage mais c'est ainsi.
Il y a une destinée commune à tous les individus, qui est la mort.
J'ai toujours essayé de traiter du corps d'un point de vue romanesque, de la même façon qu'il existe dans la vie de chacun de nous : votre corps n'est pas au centre de vos préoccupations, vous n'y pensez pas tous les jours, mais une grande souffrance ou un grand plaisir physique vous rappelle régulièrement son existence.
La singularité est indéniable, mais si remarquablement différentes que soient les vies des individus, elles sont toutes vouées à connaître une fin identique, et elles sont toutes hantées par cette destination effrayante et inéluctable qu'est la mort.