Quiconque a composé des satires, pardonne d'autant plus volontiers celles qu'on fait contre lui, même les plus mordantes, pourvu qu'elles soient spirituelles.
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Le souvenir se rattache au présent, comme l'odorat au goût.
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À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul
Dans une grande ville, pour peu qu'on regarde aux fenêtres, on se sent entraîné vers la poésie épique; dans un village, au contraire, on ne composera que des idylles ou des poésies lyriques.
Les peines d'un amour non partagé et les chagrins d'un divorce rappellent les dents qui nous causent de la douleur lorsqu'elles poussent et lorsqu'on les arrache.
La jeunesse aime la lumière, moins pour en être éclairée que pour y briller. Les yeux de l'enfant sont plutôt un ornement qu'un organe; c'est ainsi que le papillon en porte sur ses ailes et le paon sur sa queue.
L'amour est comme les oreilles-d'ours, qu'il faut semer sur la neige; le froid lui est également favorable et le fait croître plus vite.
Dans la même œuvre
Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.