Le présent qu'un ami t'offre en son indigence, - Quelque petit qu'il soit, reçois-le avec bonté; - Et pour premier effet de ta reconnaissance, - Vante sa libéralité.

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Tiens pour vil chose chère, et prise comme rare - Ce qui par le vulgaire est le moins recherché: - Par l'un, tu fuis le nom d'avare; - Par l'autre, des faux biens ton coeur est détaché.
Supporte sans impatience - Le mal que tu connais avoir bien mérité: - Te sentant criminel, ta propre conscience - Doit décerner la peine avec sévérité.
Viens offrir à ton Dieu l'encens et la prière; - Laisse pour le travail croître les animaux, - Et ne crois pas du Ciel apaiser la colère, - En versant le sang des taureaux.
As-tu des biens en abondance, - Garde-les pour le temps où cessent les travaux: - Où le travail finit, la pauvreté commence, - Et devient le plus grand des maux.
Prête à qui la réclame une main généreuse - Donne sans exiger aucun retour de lui: - Aux yeux de l'âme vertueuse, - C'est travailler pour toi que d'obliger autrui.
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