Ne te courbe que pour aimer. Si tu meurs, tu aimes encore.
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Le poète est l'homme de la stabilité unilatérale.
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La parole soulève plus de terre que le fossoyeur ne le peut.
Un être qu'on ignore est un être infini, susceptible, en intervenant, de changer notre angoisse et notre fardeau en aurore artérielle. Entre innocence et connaissance, amour et néant, le poète étend sa santé chaque jour.
Merveilleux moment que celui où l'homme n'avait nul besoin de silex, de brandons pour appeler le feu à lui mais où le feu surgissait sur ses pas, faisant de cette homme une lumière de toujours et une torche interrogative.
La dignité d'un homme seul, ça ne s'aperçoit pas. La dignité de mille hommes, ça prend une allure de combat.
Dans la même œuvre
Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
Pour qu'un héritage soit réellement grand, il faut que la main du défunt ne se voie pas.
Les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri.
Fureur et mystère tour à tour le séduisirent et le consumèrent, puis vint l'année qui acheva son agonie de saxiphrage
On ne se bat bien que pour les causes qu'on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s'identifiant.