L'esprit est son propre lieu et peut faire en lui-même un Paradis de l'Enfer
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Le peintre te transmet un message secret. Il te révèle que les choses vivantes ne durent pas, que tout est temporaire. La mort au coeur de la vie.
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Entre la réalité d'un côté et le point où l'esprit la heurte de l'autre, il y a une zone intermédiaire, un liseré irisé où la beauté vient au mondé où deux surfaces très différentes se mêlent en une masse indistincte pour offrir ce sue n'offre pas la vie , et c'est l'espace où tout l'art existe, et toute la magie..
La jeunesse m'interpelle, car tout semble flottant et changeant pendant ce passage. Il est possible de faire des erreurs qui ruineront le reste de notre existence. Un jeune n'a pas la maturité de comprendre les ramifications qu'engendrent ses décisions.
Trop se soucier des objets peut vous tuer. Si ce n’est que, si vous vous souciez suffisamment d’une chose, elle prend vie, non ? Et n’est-ce pas leur but, quand elles sont belles, de vous relier à une beauté supérieure ?
Nous allons tous mourir, mais cette sombre pensée ne doit pas nous empêcher d'exister dans la joie. Les tableaux et les livres vivent grâce à la vie que nous leur insufflons.
Dans la même œuvre
C'est une gloire et un privilège d'aimer ce que la mort n'atteint pas.
Si un tableau se fraie vraiment un chemin jusqu'à ton coeur et change ta façon de voir, de penser et de ressentir, tu ne te dis pas « oh, j'adore cette oeuvre parce qu'elle est universelle », « J'adore cette oeuvre parce qu'elle parle à toute l'humanité ». Ce n'est pas la raison qui fait aimer une oeuvre d'art. C'est plutôt un chuchotement secret provenant des ruelles. Psst, toi, hé gamin, oui, toi. Un bout de doigt qui glisse sur la photo fanée.
Il y a chez Proust, un passage célèbre où Odette ouvre la porte avec un rhume, elle boude, ses cheveux sont défaits, pas peignés, sa peau est tachetée et Swann, qui ne sait jamais soucié d'elle jusque-là, en tombe amoureux parce qu'elle ressemble alors à un Botticelli, une fille sur une fresque légèrement endommagée.
L’inquiétude ! Quelle perte de temps. Tous les livres sacrés avaient raison. De toute évidence « l’inquiétude » était la marque d’une personne primitive et non évoluée spirituellement.
Mais cela a-t-il du sens de savoir que l’histoire se termine mal pour tout le monde, même les plus heureux d’entre nous, et qu’au bout du compte nous perdons tout ce qui nous tient à coeur…