On ne peut pas lutter contre la probabilité qu'un miracle se produise. Deux fois, c'est cela le miracle
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La foule, dans les rues, dans le métro, une énorme foule de gens seuls qui envoient des messages au hasard d'un réseau social comme autant de bouteilles à la mer
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Courir, on ne sait faire que ça. Quand ça se met à aller mal, on accélère – que faire d'autre ? Au moment de leur chute, toutes les civilisations ressemblent à des canards sans tête.
Pourtant, il faut des gens pour l'habiter, ce monde. Des gens comme tous ceux que vous avez conduits jusqu'ici, qui ont bâti cette ville, tous ceux que vous avez amenés jusque dans les usines en jouant votre plus bel air de flûte, celui qui promettait une vie meilleure, « le bonheur au bout de la route », et que vous avez finalement abandonnés au bord du chemin comme l'animal de compagnie qui va gâcher les vacances.
La société japonaise est comme le pays, on est perché sur un volcan au milieu de l'océan, sur une île parcourue par des milliers de lignes de faille, et ça tremble, et ça craque de partout. Vous voulez connaître le pays, étudiez son sous-sol. Eh bien, c'est pareil pour la société.
Le passé est éternel, c'est le présent qui passe, c'est le présent qui fuit, qui s'efface.
Dans la même œuvre
Quand on n'est pas doué pour le bonheur, quand on ne sait pas retenir les belles choses, il vaudrait mieux s'abstenir de les fréquenter, parce que ça se termine souvent mal.
Il faut trahir nos parents, pour grandir.
Quand on n'a plus grand-chose à se dire on trouve des mots quand même, pour ne parler de rien. Ca ne veut pas dire qu'on ne s'aime pas.
C'est un paysage désolé. Une désolation. Evidemment, çà ne veut rien dire. Un paysage ne pense pas, il ne peut pas être désolé.
Ca arrive à pleins de gens : ils ne sont pas tristes, mais leur vie n'est pas très gaie. Après tout, c'est une vie.