Les visiteurs étrangers avaient surnommé notre ville "la cité des oiseaux". un nom qui lui allait bien. le soir, juste avant la nuit, les oiseaux s'envolaient parfois tous ensemble, formant un nuage qui cachait la lune. jamais personne n'en avait vue autant. mais en hiver, le temps devenait mauvais. il faisait si froid le matin qu'on avait du mal à casser la glace des cuvettes pour se laver. et ces matins-là, on voyait quelque chose de triste: des montagnes de plumes là où les oiseaux gelés étaient tombés. vous pouvez me croire; c'était le travail de mon père de balayer la rue. il faisait des tas avec les corps et y mettait le feu. mais parfois il en ramenait quelques-uns à la maison. Maman, nous tous, on les soignait jusqu'à ce qu'ils soient assez forts pour s'envoler. et c'est ce qui arrivait, ils nous quittaient juste au moment où on les aimait le plus.tout comme les enfants, vous comprenez ? et quand l'hiver revenait et qu'on revoyait les oiseaux gelés, notre coeur nous disait qu'il y avait sans doute un que nous avions sauvé un an plus tôt.
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Le journal de mes nuits dit que tu es une reine et le journal du matin dit que tu es mienne.
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Un enfant ne peut pas aimer sa maman autant qu'elle l'aime.
Puisque l'on connait le passé et que l'on vit au présent, pourquoi ne pourrions nous pas croiser l'avenir en rêve ?
Le plus clair du temps, la vie est si monotone que cela ne vaut pas la peine d'en parler, et elle n'évolue guère avec l'âge.Quand nous changeons de marque de cigarette, déménageons, achetons un autre journal, entamons de nouvelles amours ou en brisons d'anciennes, c'est pour nous révolter, de manière à la fois frivole et grave, contre le train-train quotidien. Hélas les miroirs sont plus traîtres les uns que les autres et finissent toujours par révéler l'envers de la médaille.
Qu'est-ce que la vie ? C'est le scintillement d'une luciole dans la nuit. C'est le souffle d'un buffle en hiver. C'est comme la petite ombre qui traverse les champs et va se perdre dans le coucher du soleil.
Dans la même œuvre
On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même.
Il y a une sorte de magie à observer l'être aimé sans qu'il en ait conscience, comme si sans le toucher on lui prenait la main et que l'on lise dans son coeur. Il s'offre ainsi ingénument, à croire que, de manière irrationnelle, il concilie toutes les qualités qu'on lui attribue à l'aveuglette, la pureté du coeur, la tendresse de l'enfance.
Puisque l'on connait le passé et que l'on vit au présent, pourquoi ne pourrions nous pas croiser l'avenir en rêve ?
Un enfant ne peut pas aimer sa maman autant qu'elle l'aime.
Le mariage et l'amour ne font qu'un,en général, dans la tête des femmes. Rares sont les hommes qui peuvent obtenir celui-là sans leur accorder celui-ci. Maintenant s'il ne s'agit qu'une partie de jambes en l'air,les bénévoles ne manquent pas.