Le critique ne doit apprécier le résultat que suivant la nature de l'effort ; et il n'a pas le droit de se préoccuper des tendances.

À lire aussi de Guy de Maupassant

On pleure parfois les illusions avec autant de tristesse que les morts.
Quand on est pris dans l'engrenage d'une pareille passion ou d'un pareil vice, il faut y passer tout entier.
Il n'y a pas de bonheur comparable à la première pression des mains, quand l'une demande : M'aimez-vous ? et quand l'autre répond : Oui, je t'aime.
L'homme est faible et bête, entraînable pour un rien, et lâche toutes les fois que ses sens sont excités ou domptés.
On aime sa mère presque sans le savoir, sans le sentir, car cela est naturel comme de vivre.
Toutes les citations de Guy de Maupassant →

Dans la même œuvre

Faire vrai consiste donc à donner l'illusion complète du vrai, suivant la logique ordinaire des faits, et non à les transcrire servilement dans le pêle-mêle de leur succession. J'en conclus que les Réalistes de talent devraient s'appeler plutôt des Illusionnistes.
Nos yeux, nos oreilles, notre odorat, notre goût différents créent autant de vérités qu'il y a d'hommes sur la terre. Et nos esprits qui reçoivent les instructions de ces organes, diversement impressionnés, comprennent, analysent et jugent comme si chacun de nous appartenait à une autre race.
Au milieu de phrases élogieuses, je trouve régulièrement celle-ci, sous les mêmes plumes :
Existe-t-il des règles pour faire un roman, en dehors desquelles une histoire écrite devrait porter un autre nom ? Si Don Quichotte est un roman, le Rouge et le Noir en est-il un autre ? Si Monte-Cristo est un roman, l'Assommoir en est-il un ? Peut-on établir une comparaison entre les Affinités électives de Gœthe, les Trois Mousquetaires de Dumas, Madame Bovary de Flaubert, M. de Camors de M. O. Feuillet et Germinal de M. Zola ? Laquelle de ces œuvres est un roman ? Quelles sont ces fameuses règles ? D'où viennent-elles ? Qui les a établies ? En vertu de quel principe, de quelle autorité et de quels raisonnements ?
Le talent provient de l'originalité, qui est une manière spéciale de penser, de voir, de comprendre et de juger.