Le passé existe-t-il par lui-même ou se perd-il dans les méandres de nos souvenirs pour ne plus être qu'une représentation personnelle, et qui disparaîtra avec nous ?
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Le bouleversement de notre mode de vie apporte son lot de stress. La meilleure façon de lutter contre ça, c’est d’accepter la situation. J’en parle dans mes livres depuis plus de vingt ans : il faut lâcher prise lorsque l’on ne peut pas changer une situation. Les stoïciens nous rappellent qu’il faut distinguer ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous. Essayons d’agir sur ce qui dépend de nous, mais quand on est face à quelque chose qu’on ne peut changer, il vaut mieux l’accepter joyeusement que d’être en colère et résister. Si l’on résiste, on va souffrir deux fois plus. On va stresser, on va s’angoisser. Au contraire, si l’on regarde une difficulté comme une opportunité, cela développe une souplesse, un lâcher-prise, la possibilité d’accompagner le mouvement imprévisible de la vie. Pour beaucoup de gens, le fait de vivre dans l’incertitude du lendemain est angoissant, alors que s’ils acceptent de vivre cette réalité, leur angoisse et leur stress diminueront.
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L'amour nous enchaîne et nous rend libre.
Les douleurs, les joies, s'inscrivent d'une étrange manière dans notre mémoire. On pense les avoir dépassées, on s'imagine qu'elles ne nous déchirent plus comme au début, mais il suffit d'une odeur, d'une chanson, pour y replonger.
Etre libre, c'est aussi ne pas agir en fonction du regard d'autrui.
La plupart des malheurs de l'humanité viennent du fait que bien des hommes, surtout ceux qui exercent le pouvoir et possèdent la richesse, ne se sont jamais interrogés sur la signification de leur existence.
Dans la même œuvre
Le mot « crise » en Chinois est représenté par deux idéogrammes qui signifient danger et opportunité. Il y a toujours dans une crise la possibilité de changer, de s’ouvrir à autre chose, d’en comprendre les causes et d’essayer d’en tirer les conséquences. Elle peut être une prise de conscience qui nous permet de vivre autrement, tant au niveau individuel que collectif.
Je tiens à exprimer le profond sentiment de compassion que je ressens pour toutes les personnes malades et en situation d’anxiété. Pour ceux qui vivent le confinement dans des conditions très difficiles, soit parce qu’ils sont seuls, ou bien trop nombreux dans un espace réduit. Pour tous ceux qui continuent de travailler en s’exposant : les caissières, les éboueurs, les agents des forces de l’ordre… et bien sûr, les soignants qui sont en burn-out et qui risquent leur vie par manque de protection. Je ressens beaucoup de compassion pour celles et ceux qui souffrent de cette crise.
Lorsque l’on est déstabilisé, que l’on sort de sa zone de confort, de ses habitudes, ce peut être l’occasion de prendre du recul, d’avoir un peu plus de distance. On peut profiter de ce temps de confinement pour réfléchir à sa vie, s’introspecter, savourer ses états d’âme. Si on lit un livre, essayons de méditer sur ce qu’il nous apporte et d’identifier quelles émotions et pensées nouvelles il suscite. On a rarement le temps de faire ça. C’est important de vivre ces moments de ralentissement.
Prenons cette crise comme une opportunité d’un retour sur soi et bien sûr aussi d’une plus grande attention à ses proches : passer plus de temps avec sa famille, jouer et échanger avec ses enfants, parler au téléphone plus longuement avec ses amis sur les choses les plus essentielles de nos vies.
Les autorités prennent des décisions extrêmement volontaires de confinement, de limitation des transports, de télétravail et autres qui ont des conséquences immédiates fâcheuses pour l’économie, mais très positives pour la planète. Il y a moins de pollution atmosphérique et on entend à nouveau les oiseaux chanter ! On se demande dès lors pourquoi on ne pourrait pas prendre des mesures beaucoup plus volontaristes pour l’écologie ? Car c’est bien là l’enjeu majeur de notre temps ! Le coronavirus est un enjeu sanitaire important, mais si on ne fait rien pour réduire le réchauffement de la planète, nous n’aurons pas des dizaines de milliers de morts, mais des centaines de millions à l’échelle planétaire ! C’est peut-être la survie même de l’espèce humaine qui est en jeu selon de nombreux scientifiques. Les politiques ont sans cesse les yeux rivés sur le court terme et ne prennent aucune mesure forte et indispensable face au drame du réchauffement climatique.