Viens m'embrasser - Et je te donnerai - Un frigidai-reu - Un joli scoutai-reu - Un atomixai-reu - Et du Dunlopillo.
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La vie, c'est comme une dent - \r\nD'abord on y a pas pensé - \r\nOn s'est contenté de mâcher - \r\nEt puis ça se gâte soudain - \r\nÇa vous fait mal, et on y tient - \r\nEt on la soigne et les soucis - \r\nEt pour qu'on soit vraiment guéri - \r\nIl faut vous l'arracher, la vie.
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Et je bois systématiquement - \r\nPour oublier le prochain jour du terme - \r\nJe bois systématiquement - \r\nPour oublier que je n'ai plus vingt ans
Une sortie, c'est une entrée qu'on prend dans l'autre sens.
Quoi de plus dangereux que de se faire tuer?
La sacristie... c'est comme qui dirait les cabinets de la maison du Seigneur. On s'y relâche un peu.
Dans la même œuvre
Il est évident que le poète écrit - Sous le coup de l'inspiration - Mais il y a des gens à qui les coups ne font rien.
Chérie, viens près de moi - \r\nCe soir je veux chanter - \r\nUne chanson pour toi. - \r\n\r\nUne chanson sans larmes - \r\nUne chanson légère - \r\nUne chanson de charme. -
Des hommes se promènent dans la rue.
On a mis des affiches pour qu'ils aient peur - \r\nElles collent au mur comme des sangsues - \r\nIls passent près d'elles, en s'écartant - \r\nCar elles peuvent remuer malgré tout - \r\nDes deux côtés des couloirs, elles guettent - \r\nEt il y a le panneau tous les vingt pas : - \r\n\" défense de cracher du sang. \" - \r\nMais qui pourrait cracher du sang ?…
Les mères vous font en saignant - \r\nEt vous tiennent toute la vie - \r\nPar un ruban de chair à vif - \r\nOn est élevé dans des cages - \r\nOn vit en mâchant des morceaux - \r\nDes seins arrachés en saignant - \r\nQu'on accroche au bord des berceaux - \r\nOn a du sang sur tout le corps - \r\nEt comme on n'aime pas le voir - \r\nOn fait couler celui des autres - \r\nUn jour, il n'y en aura plus - \r\nOn sera libres.