Il faut être à la fois totalement vital et totalement irréel.
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La société de consommation a besoin de ses objets pour être et plus précisément elle a besoin de les détruire.
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Il y a un pacte d'orgueil dans l'amour d'un couple, un pacte de gloire, au moins aussi fondamental que l'émotion sexuelle. Celle-ci s'épuise en silence dans les corps, le pacte, lui, ne peut être rompu que par la parole.
Nous ne voulons plus d'un destin. Nous voulons une histoire.
Si vous dites: je vous aime, c'est déjà le langage que vous vous mettez à aimer, c'est donc déjà une forme de rupture et d'infidélité.
Les objets ne s'épuisent jamais dans ce à quoi ils servent, et c'est dans cet excès de présence qu'ils prennent leur signification de prestige, qu'ils «désignent» non plus le monde, mais l'être et le rang social de leur détenteur...
Dans la même œuvre
L'art publicitaire consiste surtout en l'invention d'exposés persuasifs qui ne soient ni vrais ni faux.
Ce que nous donnent les communications de masses, ce n'est pas la réalité, c'est le vertige de la réalité. Ou encore, sans jeu de mots, une réalité sans vertige.
La publicité réalise ce prodige d'un budget considérable consumé à seule fin non pas d'ajouter, mais d'ôter à la valeur d'usage des objets, d'ôter à leur valeur/temps en les assujettissant à leur valeur/mode et au renouvellement accéléré.