Le spectacle de la machine qui produit du sens dispense l'homme de penser.
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La publicité réalise ce prodige d'un budget considérable consumé à seule fin non pas d'ajouter, mais d'ôter à la valeur d'usage des objets, d'ôter à leur valeur/temps en les assujettissant à leur valeur/mode et au renouvellement accéléré.
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La séduction plonge dans la discrimination comme dans la prédestination. Le jour et la nuit n'ont pas à être égaux, ni une race égale à l'autre: elles ont à se séduire.
La neige n'est plus un don du ciel. Elle tombe exactement aux endroits marqués par les stations d'hiver.
La télé : chaque image y est un évanouissement sans lendemain.
Rien de plus mystérieux qu'un téléviseur qui marche dans une pièce vide: on dirait qu'une autre planète vous parle. On l'imagine très bien fonctionnant encore après la disparition de l'homme.
Dans la même œuvre
L'art publicitaire consiste surtout en l'invention d'exposés persuasifs qui ne soient ni vrais ni faux.
Ce que nous donnent les communications de masses, ce n'est pas la réalité, c'est le vertige de la réalité. Ou encore, sans jeu de mots, une réalité sans vertige.
La société de consommation a besoin de ses objets pour être et plus précisément elle a besoin de les détruire.