La richesse est une huile qui adoucit les machines de la vie.

À lire aussi de Paul Valéry

On a trop réduit la connaissance de la langue à la simple mémoire. Faire de l'orthographe le signe de la culture, signe des temps et de sottise.
Nous ignorons tout des origines de la vie ; mais nous n'en savons pas davantage sur celles d'un caillou ou d'un atome de carbone.
Rien de plus dangereux que l'homme qui agit bien et pense mal. Le contraire ou le symétrique de l'hypocrite est fort redoutable.
Certaines de nos craintes ne sont que l'envers (que l'imagination des effets) des sévices et mauvais traitements que nous ferions subir à quelqu'un si nous étions un autre et s'il fût nous. Nous imaginons en creux ce que nous ferions dans le relief.
Dans les travaux de l'esprit, à toute règle qu'on s'impose correspond aussitôt une liberté d'autre part. Le géomètre n'arrive à la rigueur qu'en se donnant des définitions «idéales», c'est-à-dire en se libérant du côté des choses.
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Dans la même œuvre

Dieu créa l'homme, et ne le trouvant pas assez seul, il lui donne une compagne pour lui faire mieux sentir sa solitude.
Vieillir consiste à éprouver le changement du stable.
La vie est à peine un peu plus vieux que la mort.
Les livres ont les mêmes ennemis que l'homme: le feu, l'humide, les bêtes, le temps; et leur propre contenu.
Il faut n'appeler Science: que l'ensemble des recettes qui réussissent toujours. Tout le reste est littérature.