La poésie est de toutes les eaux claires celle qui s'attarde le moins aux reflets de ses ponts.

À lire aussi de René Char

Si l'on ne peut informer l'avenir à l'aide d'une grande bataille, il faut laisser des traces de combat. Les vraies victoires ne se remportent qu'à long terme et le front contre la nuit.
Les rares moments de liberté sont ceux durant lesquels l'inconscient se fait conscient et le conscient néant (ou verger fou).
La poésie ne se laisse pas saisir. Quand elle nous veut, elle est par essence indescriptible.
Nous sommes écartelés entre l'avidité de connaître et le désespoir d'avoir connu. L'aiguillon ne renonce pas à sa cuisson et nous à notre espoir.
Terre mouvante, horrible, exquise et condition humaine hétérogène se saisissent et se qualifient mutuellement. La poésie se tire de la somme exaltée de leur moire.
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Dans la même œuvre

Ne te courbe que pour aimer. Si tu meurs, tu aimes encore.
Mon amour, peu importe que je sois né: tu deviens visible à la place où je disparais.
Poésie, la vie future à l'intérieur de l'homme requalifié.