La vie n'est qu'une suite de commencements, indéfinis dans le temps. Et le deuxième, le troisième, le centième recommencement, et le cent millionième renvoient au premier et au seul commencement : celui où le tout se dégage du néant.
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La physique mathématique et la biologie moléculaire sont la poésie d'aujourd'hui. Ce sont elles qui traduisent et qui façonnent le monde et elles soulèvent chez les jeunes gens l'enthousiasme qui venait hier des poètes.
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À lire aussi de Jean d Ormesson
Depuis le big bang, tout commence à mourir à l'instant même de naître. L'univers n'est qu'un élan vers l'usure et la mort.
La tradition est un progrès qui a réussi.
La science, la morale, l'histoire se passent très bien de Dieu. Ce sont les hommes qui ne s'en passent pas.
Connaître, c'est connaître par les causes. Comprendre, c'est remonter aux origines. Dans la forêt, dans la savane, sur la mer, dans les sables du désert, le commencement des commencements, le début de toutes choses est le mythe majeur des hommes.
Dans la même œuvre
Souvent inattendue et souvent scandaleuse, la beauté, venue de nulle part, nous frappe au coeur avec une violence toujours neuve et toujours répétée. Elle est liée à l'amour. Elle est une promesse de bonheur.
Les hommes commencent à deviner que leur destin est de disparaître dans l'avenir comme ils ont disparu dans le passé. Et ils se demandent ce qu'ils font là.
Le mal naît avec la pensée. Il prospère avec l'argent.
L'histoire est un secret, une surprise et une invention. La vérité est une idée neuve dans le monde.
La beauté est un mystère en pleine lumière. Il y a beaucoup de mystères autour de nous. Les uns, comme l'origine et la mort, sont sombres, opaques, terrifiants. Les autres sont légers et gais.