On comprend les femmes comme la langue des oiseaux, d'intuition ou pas du tout. La peine, l'étude, l'effort ne servent de rien ici: c'est un don et une grâce. Pour comprendre ces énigmes vivantes, il faut les aimer.
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La pensée sans poésie et la vie sans infini, c'est comme un paysage sans ciel: on y étouffe.
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À lire aussi de Henri-Frédéric Amiel
Pour vivre, il faut mettre beaucoup d'eau dans son vin, et savoir avaler beaucoup de couleuvres. Trop de fierté est une condamnation à mort.
Le politique est celui qui ne s'abuse pas sur la réalité, et qui perce les apparences creuses.
Le doute sur l'amour finit par faire douter de tout.
La rêverie est le dimanche de la pensée.
Dans la même œuvre
Le bonheur est forcément réciproque et ne se trouve guère qu'en se donnant.
Dans les livres, je ne trouve presque rien de neuf; mais je retrouve et c'est charmant.
Il en est du journal intime comme de la prière et de la vie intérieure: plus on le néglige, moins il est attrayant; moins on en use, moins on en peut user; plus on le pratique, plus on l'aime.
Parlez-moi de l'ignorance pour délier la langue, et de la sottise pour faciliter le jugement! On n'est jamais plus affirmatif que lorsqu'on a moins le droit de l'être; et si les riches d'esprit sont économes, les pauvres sont toujours prodigues.
La valeur sociale de chacun, c'est sa valeur utile. Demande-toi à qui et à quoi tu sers et vraisemblablement tu t'irriteras moins.