La lecture était une retraite, un refuge contre le vacarme au-dehors.

À lire aussi de Christos Tsiolkas

Il s'était jusque-là débrouillé en brodant autour du passé, ou en s'inventant un avenir. La réponse impliquait chaque fois une continuité. Je suis. Je serai. Mais, ce soir, le présent englobait le passé et l'avenir, et ce présent-là l'écrasait.
Être ouvrier ne se dit pas avec des mots, seulement avec le corps.
Sans mon rêve, je n'étais qu'une absence, le néant. J'ai échoué. Cet échec, je l'ai porté en moi, et je me suis mis à flotter, à dériver. Flotter, c'est justement ce que je n'ai jamais pu supporter. Au contraire, j'aimais nager parce que j'avais l'impression de voler, l'eau n'était pas liquide, c'était de l'air.
Le soleil, tout juste agréable, n'est pas assez chaud pour moi; il lui manque le feu, la force.
Je sais ce que c'est qu'un corps : ça a besoin d'être sculpté, façonné, forcé de fonctionner. Je ne sais pas grand-chose, mais ça, je le sais : un corps peut être formé, transformé, un corps n'est jamais statique, toujours en mouvement.
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Dans la même œuvre

La suavité et la politesse sont des qualités qui ne servent qu'à masquer la vérité.
Je sais ce que c'est qu'un corps : ça a besoin d'être sculpté, façonné, forcé de fonctionner. Je ne sais pas grand-chose, mais ça, je le sais : un corps peut être formé, transformé, un corps n'est jamais statique, toujours en mouvement.
Quand le corps et l'esprit ne font plus qu'un, ils ne peuvent être brisés, ne peuvent faillir.
Mon garçon, il faut toujours répondre quand on t'insulte. Et répondre tout de suite. Ça peut être des paroles en l'air, mais ça ne fait rien, tu restes le maître, tu réponds. Une injure, c'est une agression. Tu dois riposter. Tu comprends ?
Les livres n'existaient pas seulement dans l'esprit, mais aussi dans le corps. Les mots étaient un souffle, on les ressentait, on les comprenait par le corps et par l'esprit. Ils sont l'eau, et lire nager.