La Justice révolutionnaire et la Justice théologale ne sont pas deux puissances qui s'équilibrent, elles sont l'une à l'autre ce que l'idée positive est à l'allégorie, la science au mythe, la réalité au rêve, le corps à l'ombre.

À lire aussi de Pierre Joseph Proudhon

L'homme et la femme peuvent être équivalents devant l'Absolu: ils ne sont point égaux, ils ne peuvent pas l'être, ni dans la famille, ni dans la cité.
L'homme a beau étendre le cercle de ses idées, sa lumière n'est toujours qu'une étincelle promenée dans la nuit immense qui l'enveloppe.
La République est une anarchie positive [...] C'est la liberté délivrée de toutes ses entraves, la superstition, le préjugé, le sophisme, l'agiotage, l'autorité; c'est la liberté réciproque, et non pas la liberté qui se limite; la liberté non pas fille de l'ordre, mais MÈRE de l'ordre.
La République est une anarchie positive. Ce n'est ni la liberté soumise à l'ordre comme dans la monarchie constitutionnelle, ni la liberté emprisonnée DANS l'ordre, comme l'entend le Gouvernement provisoire. C'est la liberté délivrée de toutes ses entraves, la superstition, le préjugé, le sophisme, l'agiotage, l'autorité; c'est la liberté réciproque, et non pas la liberté qui se limite; la liberté non pas fille de l'ordre, mais MÈRE de l'ordre.
La plus haute perfection de la société se trouve dans l'union de l'ordre et de l'anarchie.
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Religion pour religion, l'urne populaire est encore au-dessous de la sainte-ampoule mérovingienne. Tout ce qu'elle a produit a été de changer la science en dégoût, et le scepticisme en haine.