La foutue vérité t’apprendra à douter de tout.

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La vie des autres, si les autres ne sont pas dans les romans ou dans les films, ne mérite à ses yeux qu'un regard par-dessus l'épaule et une considération ennuyée .
Si l'on écrit, c'est bien qu'on ne se satisfait pas de ce qui existe. On essaie de corriger le réel, d'en donner d'autres versions.
On ne réussit jamais 100 % de ce qu'on voudrait faire. Le bonheur est un mot trompeur. On a des moments de bonheur, c'est tout. Par exemple, quand on a beaucoup travaillé un chapitre et que, soudain, un petit détail illumine tout le reste, lui donne du sens. Un détail que, souvent, le lecteur ne verra même pas.
Ce n’est que dans le territoire ignoré et abrupt de l’écriture et de ses résonances qu’il trouvera le passage lumineux qui va des mots aux faits, endroit propice pour repousser l’environnement hostile et se réinventer soi-même.
Dire la vérité par la littérature, oui, j'y pense toujours. La vérité a des visages différents et parfois contradictoires. On doit toujours pactiser, d'une manière ou d'une autre, avec la réalité, c'est là la seule vérité.
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Tout se passe comme dans un rêve congelé dans le placenta de la mémoire d'un temps suspendu.