La beauté, étant l'harmonie, est par cela même la fécondité. La forme et le fond sont aussi indivisibles que la chair et le sang. Le sang, c'est de la chair coulante ; la forme, c'est le fond fluide entrant dans tous les mots et les empourprant. Pas de fond, pas de forme. La forme est la résultante. S'il n'y a point de fond, de quoi la forme est-elle la forme ?

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Viens, mon George. Ah ! les fils de nos fils nous enchantent, - \r\nLeur regard radieux dissipe les effrois ; - \r\nIls ramènent notre âme aux premières années ; - \r\nIls font rouvrir en nous toutes nos fleurs fanées ; - \r\nNous nous retrouvons doux, naïfs, heureux de rien
Les livres, pour répondre à l'élargissement croissant de la civilisation, doivent cesser d'être exclusivement français, italiens, allemands, espagnols, anglais, et devenir européens; je dis plus, humains.
Quel vide que l'absence de l'être qui à lui seul remplit le monde ! Oh ! comme il est vrai que l'être aimé devient Dieu. On comprendrait que Dieu en fût jaloux si le Père de tout n'avait pas évidemment fait la création pour l'âme, et l'âme pour l'amour.
L'oisiveté est le plus lourd des accablements.
Egalité, traduction en langue politique du mot envie.
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Dans l'art, tout y est harmonie, même la dissonance.
Le goût, comme le génie, est essentiellement divin. Le génie, c'est la conquête ; le goût, c'est le choix.
Le beau est l'épanouissement du vrai (la splendeur, a dit Platon). Fouillez les étymologies, arrivez à la racine des vocables, image et idée sont le même mot. Il y a entre ce que vous nommez forme et ce que vous nommez fond identité absolue, l'une étant l'extérieur de l'autre, la forme étant le fond, rendu visible.