Alors nos yeux se saludèrent et l'amour se leva, me dit ma mère qui se met à chanter
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L'été radieux de ma mère, l'année lugubre de Bernanos dont le souvenir resta planté dans sa mémoire comme un couteau à ouvrir les yeux : deux scènes d'une même histoire, deux expériences, deux visions qui depuis quelques mois sont entrées dans mes nuits et mes jours, où, lentement, elles infusent
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Elles ont en commun d'avoir choisi de vivre comme elles l'entendaient, avec une force, un courage extraordinaires, si l'on considère qu'à l'époque où elles écrivaient.
Tous les fanatismes décidément se ressemblent, et tous se valent.
Ces remarques rapportées par ma mère raisonnent avec cette phrase de Bernanos que j’ai lue ce matin même et qui disait, je la cite de mémoire, que les hommes d'argent méprisent ceux qui les servent par conviction ou par sottise, car ils ne se croient réellement défendus que par les corrompus et ne mettent leur confiance que dans les corrompus.
Shopenhauer déclara en son temps que la vérole et le nationalisme étaient les deux maux de son siècle, et que si l'on avait depuis longtemps guéri du premier, le deuxième restait incurable.
Dans la même œuvre
Il y a quelque chose, disait-il, de mille fois pire que la férocité des brutes, c'est la férocité des lâches.
Rien de plus têtu, rien de plus tenace que l'espoir, surtout s'il est infondé. L'espoir est un chiendent.
Une mauvaise pauvre est une pauvre qui ouvre sa gueule.
Shopenhauer déclara en son temps que la vérole et le nationalisme étaient les deux maux de son siècle, et que si l'on avait depuis longtemps guéri du premier, le deuxième restait incurable.
Il y a quelque chose, disait-il, de mille fois pire que la férocité des brutes, c'est la férocité des lâches.