L'infarctus, le cancer, la lèpre ? J'ai peur d'une autre maladie : l'insignifiance.

À lire aussi de Anatole Bisk, dit Alain Bosquet

Je vous présente Ma poésie : c'est une île qui vole de livre en livre à la recherche de sa page natale, puis s'arrête chez moi, les deux ailes blessées, pour ses repas de chair et de paroles froides.
Une vie: cinq pour cent de rage, deux pour cent de volupté, et tout le reste est brouillard.
S'il me reste un peu de vie, au lieu de la vivre je préférerais l'écrire: je pourrais au moins la corriger.
Toute souffrance équivaut à une inspiration. D'une douleur on tire un livre.
Si l'homme n'était pas un animal debout, il serait moins féroce. La biologie est fautive.
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L'amour excessif de Dieu implique la haine de l'homme.
Pendant plusieurs années, je me suis demandé comment on doit corriger notre démocratie. A présent, je me demande comment on doit la remplacer.
Pourquoi voulez-vous que Dieu soit mort? J'affirme qu'il n'est pas encore né.
J'écris pour me débarrasser de moi. J'écris pour mieux me connaître. Entre ces deux extrêmes, la vérité titube, de plus en plus ivre.
Je suis la somme des livres que j'ai lus. Ce n'est pas si simple: je suis aussi la somme des livres que j'ai refusé de lire.