La télé, c'est à ça qu'elle sert : devant toutes ces horreurs, guerres, crashes, meurtres, les familles s'estiment un peu heureuses au fond, et elles font taire, elles rentrent leurs petites rancoeurs.
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L'inconnu, l'imprévu n'ont plus cours, le hasard n'est plus de la partie.
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À lire aussi de Jean-Jacques Schuhl
La meilleure façon de ne pas se perdre, c'est de ne pas savoir où on va...
Les guerres font de ces trucs : au début, il y a le bon et le méchant et à la fin la confusion est à son comble, tout se mélange.
C'est souvent comme ça avec la féerie : l'horreur n'est jamais loin.
Il y a une certaine volupté à se laisser couler dans le désastre : quand il n'y a presque plus rien à perdre, autant tout perdre.
Dans la même œuvre
Quand trop de choses sont là, plus de place pour les rêves.
Le mort saisit le vif, les morts veulent hériter des vivants, de tous sans exception.
Nuit de Noël 1943, du côté de la mer du Nord. La main de la petite fille caresse distraitement le pompon de fourrure blanche à la boutonnière de son manteau en lapin de Sibérie. Capuche rabattue sur le visage, l’air très sérieux pour ses quatre ans et demi, elle est seule, enfoncée dans la banquette, couvertures en peaux de loup sur les genoux.
Rien de plus proche d'une femme fatale qu'une petite enfant, c'est après que ça se perd, les femmes fatales sont des petites filles attardées.
Il y a une certaine volupté à se laisser couler dans le désastre : quand il n'y a presque plus rien à perdre, autant tout perdre.