C'est souvent comme ça avec la féerie : l'horreur n'est jamais loin.
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Nuit de Noël 1943, du côté de la mer du Nord. La main de la petite fille caresse distraitement le pompon de fourrure blanche à la boutonnière de son manteau en lapin de Sibérie. Capuche rabattue sur le visage, l’air très sérieux pour ses quatre ans et demi, elle est seule, enfoncée dans la banquette, couvertures en peaux de loup sur les genoux.
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À lire aussi de Jean-Jacques Schuhl
Opéras vieux, latin d'église, refrains niais, rythmes naïfs, tout est musique.
Pourquoi le blanc non-couleur ? C'est comme le silence en musique, c'est un temps musical aussi.
Une marionnette, un prélat : voici une chose qui n'est pas à moi et pourtant je vous la donne, je l'ai recueillie, je vous l'offre : une musique, quelques mots et même au fond ces gestes je les dépose dans l'air... C'était ça une interprète, juste un instrument... « Interprêtre » ? : Merveilleuse faculté de pouvoir donner ce qu'on ne possède pas.
Le mort saisit le vif, les morts veulent hériter des vivants, de tous sans exception.
Dans la même œuvre
Quand trop de choses sont là, plus de place pour les rêves.
Le mort saisit le vif, les morts veulent hériter des vivants, de tous sans exception.
Rien de plus proche d'une femme fatale qu'une petite enfant, c'est après que ça se perd, les femmes fatales sont des petites filles attardées.
Il y a une certaine volupté à se laisser couler dans le désastre : quand il n'y a presque plus rien à perdre, autant tout perdre.
Pourquoi le blanc non-couleur ? C'est comme le silence en musique, c'est un temps musical aussi.