C'est souvent comme ça avec la féerie : l'horreur n'est jamais loin.

À lire aussi de Jean-Jacques Schuhl

La meilleure façon de ne pas se perdre, c'est de ne pas savoir où on va...
Le mort saisit le vif, les morts veulent hériter des vivants, de tous sans exception.
Quand trop de choses sont là, plus de place pour les rêves.
Il y a une certaine volupté à se laisser couler dans le désastre : quand il n'y a presque plus rien à perdre, autant tout perdre.
Pourquoi le blanc non-couleur ? C'est comme le silence en musique, c'est un temps musical aussi.
Toutes les citations de Jean-Jacques Schuhl →

Dans la même œuvre

Quand trop de choses sont là, plus de place pour les rêves.
Le mort saisit le vif, les morts veulent hériter des vivants, de tous sans exception.
Nuit de Noël 1943, du côté de la mer du Nord. La main de la petite fille caresse distraitement le pompon de fourrure blanche à la boutonnière de son manteau en lapin de Sibérie. Capuche rabattue sur le visage, l’air très sérieux pour ses quatre ans et demi, elle est seule, enfoncée dans la banquette, couvertures en peaux de loup sur les genoux.
Rien de plus proche d'une femme fatale qu'une petite enfant, c'est après que ça se perd, les femmes fatales sont des petites filles attardées.
Il y a une certaine volupté à se laisser couler dans le désastre : quand il n'y a presque plus rien à perdre, autant tout perdre.