L'homme se fait; il n'est pas tout fait d'abord, il se fait en choisissant sa morale, et la pression des circonstances est telle qu'il ne peut pas ne pas en choisir une.

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Si Dieu existe, l'homme est néant; si l'homme existe...
Est-ce qu'au fond, ce qui fait peur, dans (la philosophie existentialiste), ce n'est pas le fait qu'elle laisse une possibilité de choix à l'homme?
A présent ils restaient hébétés, les bras ballants, empêtrés de cette vie qui avait reflué sur eux.
Quoique je dise sur moi, toujours le jugement d'autrui entre dedans.(…) Et il existe une quantité de gens dans le monde qui sont en enfer parce qu'ils dépendent trop du jugement d'autrui. Mais cela ne veut nullement dire qu'on ne puisse avoir d'autres rapports avec les autres. Ça marque simplement l'importance capitale de tous les actes pour chacun de nous
Le révolutionnaire est dans une situation telle qu'il ne peut aucunement partager ces privilèges: c'est par la destruction de la classe qui l'opprime qu'il peut obtenir ce qu'il réclame.
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L'homme est d'abord ce qui se jette vers un avenir, et ce qui est conscient de se projeter dans l'avenir. L'homme est d'abord un projet qui se vit subjectivement ...
L'homme sera d'abord ce qu'il aura projeté d'être.
Mais si vraiment l'existence précède l'essence, l'homme est responsable de ce qu'il est.
En effet, il n'est pas un de nos actes qui, en créant l'homme que nous voulons être, ne crée en même temps une image de l'homme tel que nous estimons qu'il doit être.