C'est à partir du jour où l'on peut concevoir un autre état de choses qu'une lumière neuve tombe sur nos peines et sur nos souffrances et que nous décidons qu'elles sont insupportables.
❧
L'homme n'est rien d'autre que ce qu'il se fait. Tel est le premier principe de l'existentialisme.
◆
À lire aussi de Jean-Paul Sartre
Je trouve qu'ils ont l'air bête et je n'aime pas les toucher mais je m'y force : c'est une épreuve et puis il faut qu'ils m'aiment : cet amour embellira leur vie.
On est ce qu'on veut.
Le blé mûr est un microcosme parce qu'il a fallu, pour qu'il lève, le concours du soleil, des pluies et du vent; un épi, c'est à la fois la chose la plus naturelle et la chance la plus improbable.
Il avait raison: quand on aime trop les enfants et les bêtes, on les aime contre les hommes.
Dans la même œuvre
Est-ce qu'au fond, ce qui fait peur, dans (la philosophie existentialiste), ce n'est pas le fait qu'elle laisse une possibilité de choix à l'homme?
L'homme est d'abord ce qui se jette vers un avenir, et ce qui est conscient de se projeter dans l'avenir. L'homme est d'abord un projet qui se vit subjectivement ...
L'homme sera d'abord ce qu'il aura projeté d'être.
Mais si vraiment l'existence précède l'essence, l'homme est responsable de ce qu'il est.
En effet, il n'est pas un de nos actes qui, en créant l'homme que nous voulons être, ne crée en même temps une image de l'homme tel que nous estimons qu'il doit être.