L'esprit humain est toujours en marche, ou, si l'on veut, en mouvement, et les langues avec lui. Les choses sont ainsi. Quand le corps change, comment l'habit ne changerait-il pas ?

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Homme, contente-toi de cette soif béante ; - Mais ne dirige pas vers Dieu ta faculté - D'inventer de la peur et de l'iniquité, - Tes catéchismes fous, tes corans, tes grammaires, - Et ton outil sinistre à forger des chimères.
Les multitudes ont une tendance à accepter le maître. Leur masse dépose de l'apathie. Une foule se totalise aisément en obéissance.
Il y a deux manières d'ignorer les choses: la première, c'est de les ignorer; la seconde, c'est de les ignorer et de croire qu'on les sait. La seconde est pire que la première.
Les vrais grands écrivains sont ceux dont la pensée occupe tous les recoins de leur style.
L'âme qui aime et qui souffre est à l'état sublime.
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L'idée, trempée dans le vers, prend soudain quelque chose de plus incisif et de plus éclatant. C'est le fer qui devient acier.
Les temps primitifs sont lyriques, les temps antiques sont épiques, les temps modernes sont dramatiques.
Chez lui, le vers embrasse l'idée, s'y incorpore étroitement, la resserre et la développe tout à la fois, lui prête une figure plus svelte, plus stricte, plus complète, et nous la donne en quelque sorte en élixir.
Il n'y a ni règle ni modèle.
Le vers est la forme optique de la pensée.