Le vers est la forme optique de la pensée.

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Vieillard stupide! il l'aime.
Près d'une ornière, au bord d'une flaque de pluie, - Un crapaud regardait le ciel, bête éblouie ...
Nous vivions cachés, contents, porte close, - Dévorant l'amour, bon fruit défendu; - Ma bouche n'avait pas dit une chose - Que déjà ton coeur avait répondu.
Je ne reconnais pour grand écrivain que celui qui a telle page qui est comme son visage et telle autre page qui est comme son âme.
Le beau est l'épanouissement du vrai (la splendeur, a dit Platon). Fouillez les étymologies, arrivez à la racine des vocables, image et idée sont le même mot. Il y a entre ce que vous nommez forme et ce que vous nommez fond identité absolue, l'une étant l'extérieur de l'autre, la forme étant le fond, rendu visible.
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Dans la même œuvre

L'idée, trempée dans le vers, prend soudain quelque chose de plus incisif et de plus éclatant. C'est le fer qui devient acier.
Les temps primitifs sont lyriques, les temps antiques sont épiques, les temps modernes sont dramatiques.
Chez lui, le vers embrasse l'idée, s'y incorpore étroitement, la resserre et la développe tout à la fois, lui prête une figure plus svelte, plus stricte, plus complète, et nous la donne en quelque sorte en élixir.
Il n'y a ni règle ni modèle.
Le but de l'art est presque divin : ressusciter s'il fait l'histoire ; créer, s'il fait de la poésie.