L'esprit grégaire est toujours le refuge de l'absence de dons.

À lire aussi de Boris Pasternak

Il aimait sa femme jusqu'à l'adoration. Il n'avait rien de plus cher que le calme de Tonia, sa sérénité. Il était prêt à défendre son honneur de toutes ses forces, mieux que son père ou qu'elle même. Si quelqu'un l'eût blessé dans sa fierté. Il aurait déchiré l'offenseur de ses propres mains. Or l'offenseur, c'était lui.
Mais la vie n'est pas une matière ni un matériau. La vie, si vous voulez le savoir, n'a pas besoin de nous pour se renouveler et se refaçonner sans cesse, pour se refaire et se transformer éternellement. Elle est à cent lieues au-dessus de toutes les théories obtuses que vous et moi pouvons faire à son sujet.
Notre système nerveux n'est pas un vain mot ni une invention. C'est un corps physique composé de fibres. Notre âme est située dans l'espace et se place en nous comme les dents dans la bouche. On ne peut sans cesse la violenter impunément.
Je ne suis plus, tu vis encore, - \r\nEt le vent qui gémit et pleure, \r\nBalance forêt et demeure, - \r\nNon pas à part chaque sapin, - \r\nMais tout entière, tous ses arbres, - \r\nTout l'infini de ses lointains, - \r\nComme de grands voiliers au large - \r\nSur l'eau paisible du mouillage, - \r\nEt ce n'est pas par pur entrain - \r\nOu par fureur capricieuse, - \r\nMais pour donner à ton chagrin - \r\nLes mots qu'il faut à ta berceuse.
Je n'aime pas les ouvrages consacrés uniquement à la philosophie. A mon avis, la philosophie ne doit être qu'un assaisonnement de l'art et de la vie. Ne s'adonner qu'à la philosophie est tout aussi étrange que de ne manger que du raifort.
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L'homme est né pour vivre et non pour se préparer à vivre.
Peut-être faut-il que parmi tous les personnages qui figurent dans une vie, il se trouve une force inconnue, un être presque symbolique qui vient à votre secours sans qu'on l'appelle.
De plus, souvenez-vous: jamais, en aucune circonstance, il ne faut désespérer. Espérer et agir, voila notre devoir dans le malheur. Un désespoir inactif, c'est le refus et l'oublie du devoir.
L'histoire était un deuxième univers, que l'homme, à l'aide des phénomènes du temps et de la mémoire, avait édifié en réponse au phénomène de la mort.
Ma charmante, mon inoubliable ! Tant que les creux de mes bras se souviendront de toi, tant que tu seras encore sur mon épaule et sur mes lèvres, je serai avec toi. Je mettrai toutes mes larmes dans quelque chose qui soit digne de toi, et qui reste. J'inscrirai ton souvenir dans des images tendres, tendres, tristes à vous fendre le coeur. Je resterai ici jusqu'à ce que ce soit fait. Et ensuite je partirai moi aussi.